Dans la dynamique de la réunion du Conseil de concertation du 19 novembre 2024, le Comité de concertation État–Secteur privé (CCESP) a organisé une séance d’information dédiée aux acteurs agricoles. L’objectif était de clarifier les enjeux fiscaux qui freinent la compétitivité du secteur et recueillir les doléances en vue de la préparation de la loi de finances 2026.
À la suite de la première réunion du Conseil de concertation État–Secteur privé de l’année 2024, tenue le 19 novembre sous la présidence de SE Mme Victoire Tomégah-Dogbé, Premier ministre, le CCESP a remis le cap sur l’un des sujets centraux évoqués : la fiscalité agricole, pointée comme un frein majeur à la productivité et à la modernisation du secteur.
Dans cette logique, le Président du Comité technique de concertation, M. Essowè Barcola, a convoqué le 23 novembre 2024 une réunion d’information avec les principaux acteurs du monde agricole. Elle visait à faire un état des lieux précis du régime fiscal appliqué à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche au Togo, et offrir un espace d’échanges pour approfondir les constats issus du Conseil de concertation.
La session, organisée en format hybride, a rassemblé près d’une centaine de participants, venus de Lomé comme de l’intérieur du pays. Autour du ministre chargé du dossier et du Secrétaire exécutif du CCESP, on notait la présence de l’Office Togolais des Recettes (OTR), de l’Unité de Politique Fiscale (UPF), du ministère de l’Agriculture, de l’Agence de Transformation Agricole (ATA), de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) et du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA).
Le Commissaire général de l’OTR, appuyé par l’UPF, a présenté de manière exhaustive l’ensemble des avantages fiscaux actuellement accordés aux secteurs agricoles et agro-pastoraux. Une séquence de questions-réponses a permis de préciser plusieurs points techniques, donnant lieu à un tour d’horizon clair des dispositifs en vigueur.
Les organisations agricoles ont ensuite formulé leurs plaidoyers et demandes d’ajustements fiscaux, officiellement transmis au ministre présent. Celui-ci a assuré que l’ensemble des requêtes sera examiné par les services compétents, tout en rappelant une contrainte majeure : les délais du calendrier budgétaire.
Ainsi, les propositions formulées au cours de la séance ne pourront être intégrées qu’à partir de la loi de finances 2026. Un rendez-vous a été fixé au début de l’année 2026 afin de poursuivre l’analyse des requêtes et envisager d’éventuelles réformes.
Annexes
COMMUNICATION_SECTEUR_AGRICOLE-LU-CD(1)


